Entretien en anglais? Pas de panique

Comment convaincre un recruteur qu’on va progresser en anglais ?

Vous avez le poste de vos rêves en ligne de mire, mais votre niveau en anglais ne suit pas ? Il est temps de mettre en place un plan d’action pour y remédier… Voici plusieurs arguments qui vous permettront de montrer au recruteur que vous avez décidé de vous investir à fond avant votre prise de fonction !

Cette fois ça y est, vous avez trouvé le job qu’il vous faut ! Seulement voilà, l’entreprise possède une filiale à l’étranger qui vous obligera à parler en anglais sur des sujets techniques et vous pensez ne pas avoir le niveau. Tout n’est pas perdu ! Pour Jean-Christophe Thibaud, fondateur du cabinet Lectia, dans ce genre de situation, la première chose à faire face au recruteur est de vous montrer sûr de vous. « Assumez votre faiblesse : de cette manière, vous montrez que vous vous connaissez et que vous savez ce qu’il faut faire pour la gommer. » Cela pourrait également vous donner une chance de repousser un éventuel test de langue et de vous offrir un sursis si votre profil plaît.

Présenter un programme au recruteur

Plusieurs options s’offrent alors à vous pour convaincre le recruteur de votre implication dans votre développement linguistique. Première piste proposée par Christina Rebuffet-Broadus, coach en communication en anglais professionnel : « mettre au point un programme personnalisé, à commencer si possible avant l’entretien, pour le montrer à votre interlocuteur le jour J. Il constatera que vous êtes d’ores et déjà sur le front. » Une heure d’e-learning au quotidien, une dizaine d’heures de cours hebdomadaire par téléphone axées sur l’anglais professionnel, des podcasts et/ou la TV en anglais le soir… Un degré élevé de proactivité vous aidera sans aucun doute à convaincre davantage votre interlocuteur.

Mettre en avant une formation ou un coaching

Autre possibilité, suivre une formation en France ou en immersion à l’étranger. Comme le précise à son tour Michael Balke, directeur de l’institut Business Talk Formation : « Il est impératif d’indiquer au recruteur que vous serez capable de communiquer en anglais dans le cadre de la fonction une fois dans son entreprise. Vous ne l’avez peut-être pas pratiqué depuis un certain temps, mais il vous est possible de réactiver rapidement vos connaissances.. »

S’il n’est pas toujours réalisable de partir à l’étranger, « aujourd’hui avec une simple connexion Internet, il est quasiment possible d’être en immersion », assure Christina Rebuffet-Broadus. Vous pouvez également faire appel à un coach ou un répétiteur professionnel.

La preuve par les chiffres

Puisque les recruteurs aiment les chiffres, Christina Rebuffet-Broadus propose « de réaliser un test avant votre préparation puis un autre après pour avoir un score et des résultats concrets à présenter. » Si le TOEIC reste une référence, « privilégiez plutôt les examens de Cambridge comme le BULATS qui possèdent une méthode plus complète d’évaluation ainsi qu’une gamme d’examens axés sur « le business English ». » Vous pouvez aussi faire un test BLISS Bright qui est plus souple à mettre en place car « on-line » avec une partie orale par téléphone.

 

Cadremploi – Benjamin Dusaussoy